CANCELLED PROJECTS

« Speak Soundtrack »(Late 1967)

John Latham est un artiste qui a participé à différents happening de Londres dans les années 60. Il travailla avec le groupe au festival « Music in Colour » le 17 janvier 1967 où il fit une apparition. A la fin du mois d'Octobre 1967, Syd demanda au reste du groupe de composer la bande-son définitive de ce film muet de Latham que le groupe projeta souvent sur scène. Une fois complétée, elle fut présentée à l'artiste qui la refusa. Cette bande produite par Norman Smith est toujours archivée dans les studios d'Abbey Road. 

Le film, muet, est ressorti depuis peu.

John A. Walker :  

« En divers occasions, Latham projetait son film « Speak » pendant que le groupe jouait. (…) même s’il n’y avait pas réellement de synchronisation entre les images et la musique. Pensant combiner le film et la musique plus systématiquement, Latham demanda au Floyd de fournir une bande-son. Le groupe donna son accord et une séance d’enregistrement fut organisée. L’artiste expliqua qu’il voulait une musique qui colle aux pulsations rythmiques puissantes du film. Le groupe n’arriva pas ou ne voulut pas offrir une musique adéquate ; par conséquent, l’association prît fin. Une bande-son fut ajoutée plus tard sur une copie de « Speak  » : Latham plaça un micro sur le sol pour enregistrer le rythme d’une scie circulaire (…) ». 

« John Latham: The incidental person - The art and Ideas », John A.Walker, 1994.

« Television Series » (Early 1967)

Le groupe a évoqué un certain nombre de shows TV portant sur la scène psychédélique dont ils seraient le porte-drapeau.

« Games for June » (Mid 1967)

Suite au succès critique et public de « Games for May », le groupe envisagea de ré-éditer ce spectacle avec un certain nombre d'évolutions supplémentaires.

Nick Mason:

« (…) Pourtant, c’était la première fois que nous l’essayions et, comme beaucoup d’autres idées que nous avons utilisées pour la première fois lors de ce concert, elles devraient être améliorées d’ici la prochaine fois que nous le re-ferons (…) »

«We feel good say The Pink Floyd«, Record Mirror, 21 October 1967

« Spectacular Shows » (1967)

Au milieu de l’année 1967, le groupe et notamment Syd et Rick, avait pour projet de réaliser une série de spectacle au début du mois de mars 1968 bâtie sur de nouveaux morceaux joués avec un orchestre de musique de chambre et une centaine de choristes. Des dates ont été même annoncées dans un article du « Record Mirror » (daté du 7 Octobre 1967) et communiqués par l’agence du groupe. Néanmoins, l’évolution de Syd a compromis ce projet qui trouvera néanmoins des répercussions lors de certains concerts de 1969 et lors de l’enregistrement de Atom Heart Mother.

Peter Jenner

« Cela pourrait être la plus grande chose jamais créé dans le monde de la pop »

« Interview w/. Peter Jenner », Disc & Music Echo, 5 Août 1967.

 

Roger Waters

« Nous aimerions jouer dans des paces majeures comme Manchester, Liverpool et Glasgow pour jouer notre propre spectacle de deux heures »

« Nothing nasty behind our light and colour effects », New Musical Express, 1st July 1967.

« Circus Show » (Late 1967)

Le manager du groupe a évoqué à plusieurs reprises sa volonté de monter un show articulé autour d'un vrai spectacle (dans le prolongement des « 14h Technicolour Dream »).

Peter Jenner

« Cela pourrait être la plus grande chose jamais créé dans le monde de la pop »

« Interview w/. Peter Jenner », Disc & Music Echo, 5 Août 1967.

« Disc & Music Echo », 5 Août 1967

« Ture Sjolander Shows» (Late 1967)

Le groupe était intéressé par cet artiste avant-gardiste qui réalisait des œuvres vidéos. Ils profitèrent de leur tournée scandinave pour visiter une des expositions du performer. Impressionnés, ils tentèrent de contacter l'artiste afin de réaliser un nouveau spectacle audio-visuel. En ce sens Andrew King lui envoya une proposition informelle le 11 Septembre de cette même année.

« Having seen your interesting Stockholm exhibition of portraits of the King of Sweden made with advanced electronic techniques I have been struck by the connection between this new type of image creating and the music-and-light art presented by The Pink Floyd.

I think that your work could and should be linked with the music of The Pink Floyd in a television production, and I would like to suggest that we start arranging the practical details for such a production immedialtely. With all his experiences from filming in the USA and elsewhere I also feel that Mr. Lars Swanberg is the ideal man tp help us made the film.

Please get in touch as soon as possible.

​

Yours sincerely. Andrew King »

Syd Barrett (de dos) et Peter Wynne-Wilson (pieds-nus) visitant l’exposition.

« Europa Giovane» (Circa 1968)

Une participation du groupe à ce show télévisé italien est évoqué dans plusieurs journaux musicaux.

Extrait de CashBox magazine, 27 Avril 1968

« BBC One-Hour Show » (Circa 1968)

Ce projet de la BBC est évoqué dans le magazine « Fabulous 208 » du 20 Avril 1968. Il s'agirait d'un show d'une heure consacré au groupe. On ignore toujours si cela s'est concrétisé.

« Ulysseus Show » (Circa 1968)

Roger Waters révéla lors d'une interview au « Melody Maker » au début de l'année 1968 qu'ils travaillaient à la mise en place d'un spectacle de danse basé sur l'odyssée de Homère pour 5000 $.

 ... et finalement le groupe marchera sur le Vieux Port de Marseille pour un projet similaire …

Source: The Stage, 20 October 1968

« Ballet Rambert Soundtrack » (Circa 1968)

A part le morceau Pawn to King 5 (resté inédit), le reste du projet fut abandonné. Nick Mason a fait part de son souhait de l'intégrer dans une édition du coffret « Immersion ». La première eut lieu le 4 Décembre 1968. Après recherche, il semble que le morceau utilisé ait été A Saucerful of Secrets.

New Musical Express, 2 Juillet 1967

« Olympic Game - 68' Mexico Show » (Circa 1968)

Le groupe aurait été approché pour jouer en spectacle à l'occasion des J.O de Mexico en 1968. Cette demande avait été faite un an à l'avance, les changements dans le groupe intervenu au début de l'année 1968 ont certainement dû jouer un rôle dans le désistement.

« Blackhill Enterprises Show » (Mid 1968)

Au début de l’année 1968, Blackhill Enterprises a demandé une subvention de la part du Art Council of Great Britain (qui s’apparente plus ou moins au ministère de la culture en France) afin notamment de financer un nouveau projet. Roger Waters fut plutôt motivé par un concept consistant à créer un show musical auquel participeraient les groupes de Blackhill et mêlant des éléments de théâtre. Cette idée semble avoir servi de soubassement au concert-concept « The Man & The Journey ».

Waters :

« Cela pourrait être une histoire, utilisant d’autres groupes, écrite comme une saga, comme l’« Illiade », donc cela ne serait pas un show pop avec quelqu’un entrant sur scène et présentant les groupes. Je ne veux pas de ce type de production. Il pourrait y avoir un narrateur, qui pourrait être John Peel, et il y aurait une grande recherche de qualité dans la production du matériel. Cela pourrait être une pièce gratuite – rien à voir avec le fait de vouloir vendre des disques. J’aimerais Arthur Brown jouant « The Demon King » avec le Floyd fournissant la musique. Cela pourrait être une histoire comme une « Fairy Tale ». Une pièce importante parlant du bien et du mal ».

« Pink Floyd work on a new art form », Melody Maker, 18 Mai 1968.

« The Tyrant King » (Circa 1968)

Le réseau télévisé ITV avait demandé à un certain nombre de groupe de la scène rock anglaise d’écrire des morceaux en vue d’une série d’aventures destinée aux enfants « Tyrant King ». Pink Floyd fut choisi à côté d’autres artistes comme Cream, Nice, Moody Blues et Tyrannosurus Rex. Rien n’a survécu (bien qu’un épisode fut diffusé le 3 Octobre 1968) et on ne sait pas si cette musique fut utilisée.

«U.S TV Movie» (Circa 1968)

L’un des projets les plus obscurs du Floyd. En 1968, la télévision anglaise eut pour projet de filmer in situ les concert des principaux groupes de la scène britannique. Ces émissions étaient l’occasion de réaliser une sorte de mini-spectacle mêlant des interviews, des prestations et évidemment de la musique (à l’instar du « Rock’n Roll Circus » des Rolling Stones filmé la même année et resté longtemps inédit). Ces films étaient prévus pour être diffusés ensuite dans quelques cinémas underground. Le 10 Septembre 1968, le Floyd enregistra donc un show de 45 minutes comme le relate cet article du « New Musical Express ». Pendant longtemps, on cru pourtant ce film perdu. Pourtant, Roger Waters a révélé son existence en 2005 au détour d’une interview.

Waters :                                                                                                                                                                                         

« (…) J’ai toujours mis des éléments théâtraux dans nos concerts depuis les tout débuts. Tous ces effets spéciaux et ces éléments étaient de moi, pas des autres gars (…) le cochon volant était une idée entièrement de moi. Récemment un film d’un show de 1968 au Royal Festival Hall a émergé. Tu peux me voir en train de construire une table (…)»

« Interview with Serge Simonart », Humo, 4 October 2005.

« The Massed Gadgets of Auximenes » (Circa 1969)

On ne peut pas parler réellement de projet avorté car le groupe ne semble n’avoir jamais eu l’envie de l’enregistrer sur disque. Ce n’est toutefois pas si clair si l’on s’intéresse au processus d’enregistrement de « Ummagumma ».

Gilmour

(en français) « C’était un truc qui s’appelait « l’homme » tout d’abord et ensuite (…) « la journée ». Je ne me rappelle plus très bien de cela car il y avait des morceaux d’autres disques. On ne pouvait donc par l’enregistrer ».  

« Libre antenne aux Pink Floyd », Europe 1, 1er Mai 1982.

« Mit einen neuer Beat Soundtracks »(Circa 1969)

Le groupe aurait enregistré des titres inédits pour être diffusé le 19 Avril à la télévision allemande mais cela ne fut jamais confirmé. Néanmoins la presse musicale de l’époque en avait parlé.

« Rollo »(Circa 1970)

Après le concert d’Amougies, le 25 Octobre 1969, ils rentrent en studio pour travailler sur la musique du pilote en travaillant sur des morceaux anciens et nouveaux. 

C’est une série de 17 heures et ½ de programme prévue pour être diffusée à la TV américaine (soit 26 épisodes de 30 minutes). Ce projet de Alan Aldridge (à l’origine plus tard du fameux « Butterfly Ball ») part de l’idée suivante : Un garçon, nommé Rollo, est allongé sur son lit et commence à rêver. Le lit prend vie quand apparaît deux yeux. Le lit se met à trembler pour réveiller le héros. 

Un professeur l'emmène à travers l'espace afin de rencontrer des espèces animales inconnues. On entend parler pour la première fois de ce projet au sein d'un article du « Melody Maker » daté du 1er Novembre 1969. Selon un article de « Best » datant de Mai 1977 (dans la série « Pink Floyd Story »), Ils ont travaillé d’anciens titres mais également écrits de nouveaux à l'instar du spectacle 

« The Massed Gadgets .... ».

Gilmour :

« Nous nous sommes mis à mener une vie de dingues : nous n’arrêtions pas d’écrire de la musique, et de tourner en plus. Après  » Ummagumma « , nous nous sommes mis à faire la musique d’une série de dessins animés, « Rollo » , et nous réalisâmes plus de quatre heures de musique (…) ».  

« Pink Floyd », Zig-Zag, Mars 1973. 

 

Interviewer : « Et Rollo ? »

Waters : « Ils n’auraient pas dû payer pour cela. Nous avons collé quelques vieux trucs sur un pilote qu’ils avaient fait mais quand ils ont réfléchi à la façon dont ils devaient faire pour animer toute la série ils ont réalisé que le cout serait trop élevé (…) ».  

Mason : « On s’est rendu compte de la merde que cela aller être de faire ce cartoon. La couleur était excellente et les animations étaient très compliqués avec peu de perspectives utilisées ».

« Interview with Roger Waters and Nick Mason », Zigzag 33, Juillet 1973.

« Amougies Jazz & Pop Festival official Live» (Circa 1970)

Un projet de film à l’instar de « Woodstock » est sorti incluant le set du Floyd avec notamment la participation de Franck Zappa sur Interstellar Overdrive. Le groupe donna son accord de principe au réalisateur Jerome Laperrousaz mais devant la mauvaise qualité video demanda à être retiré du projet « Music Power 1969 ». On peut néanmoins se demander si le bootleg (« Interstellar Zappadrive ») sorti récemment ne provient pas de la version uncut de film car il s’agit d’une prise Soundboard.

Mason :

« Franck Zappa est certainement l’un des très rares musiciens à pouvoir jouer avec nous. Le peu qu’il fît à Amougies était terriblement juste. Mais c’était une exception. Notre musique et notre mise en place sont telles qu’il était très difficile de venir jammer avec nous ».

« Interview avec Nick Mason », Rock & Folk, Mars 1973. 

​

Gilmour :  

« On n’aimait pas le son. Avant le festival, on a dit aux responsables que s’ils faisaient un bon enregistrement et nous le mixage, ce serait d’accord. On a vu le film, c’était pas mal. Mais on n’entendait pas la musique. Ils ont sorti le film avec nous, sans qu’on soit d’accord; alors, nous avons fait un procès »

« Pink Floyd », Jean-Marie Leduc, 1977.

« National Theatre soundtrack» (Late 1970)

Rick Sanders, ami du groupe (et premier biographe du groupe en 1978) a indiqué que Pink Floyd avait pour projet d’écrire une musique pour le Theatre National Londonien.

Interviewer: « Was gibt es in den nächsten Monaten neues bei Pink Floyd ? »

Roger Waters: « Wir wollen in London ein Theaterstück starten, womit wir dann auf Tournee gehen. Die Aufführung hat nichts gemeinsam mit der Rock-Oper «Tommy» von den Who, Bei welcher eben nur diese Gruppe auf der Bühne steht und singt. Wir wollen bei unserem Stück nicht nur Musik machen - es werden Schauspieler dabeisein und alles, was sonst zu einem Theaterstück gehört. Ausserdem komponieren wir die Musik für ein Ballett, das im Juni dieses Jahres in Paris unter Mitwirkung von Rudolf Nurejew uraufgeführt wird. Natürlich bestreiten wir dabei auch gleich selber den musikalischen Rahmen »

« Atom-Kühe und Nurejev », Pop Magazine, February 1971

« Canaries Islands Movie soundtrack » (Late 1970)

Selon le magazine « Disc and Music Echo » daté du 18 Juillet 1970, le groupe a été contacté par un réalisateur pour réaliser la bande-son d'un film (documentaire ?) sur les îles canaries. 

Cette information a été confirmée de nouveau dans le même magazine la 8 Août de la même année.

« Pink Floyd's Original Movie »(Late 1970)

Rick Wright indiqua à plusieurs reprises que le groupe envisage de réaliser son propre film. Le magazine « Sounds » confirmera ce projet au mois d'Octobre.

Wright

« Nous voulons également faire notre propre film. Nous avons réalisé trois ou quatre bandes-sons dans le passé. Nous avons refusé plusieurs offres, en fait, mais il y a des discussions sérieuses pour réaliser un film et en écrire la bande-son » 

« Interview with Pink Floyd », Melody Maker, 12 Septembre 1970.

« Nureyev's Ballet » (Late 1970)

La rencontre entre les ballets classiques et la musique des Pink Floyd a longtemps été un serpent de mer. Il existe donc plusieurs versions de cet évènement correspondant aux différents stades d’avancement du projet qui d’ambitieux (musique originale, concert retransmis en direct … ) s’avèrera, au final, modeste. Le départ du projet dépend de la demande de Rudolf Nureyev. 

Le groupe est intéressé notamment par la perspective de jouer avec un orchestre et de retransmettre un concert en Eurovision en direct du Grand Palais à Paris.

Gilmour

« C’est vraiment incroyable. C’est quelque chose que nous n’avons jamais fait avant et que personne de notre scène commune n’a jamais fait. Cela pose toute sorte de problèmes mais cela ouvre beaucoup de perspective. Nous avons déjà pas mal d’idées, mais nous ne pouvons en parler pour le moment. Nous sommes encore au tout début du processus (…) Aucun de nous n’a déjà rencontré Nureyev, mais nous avons rencontré le producteur. Nous allons discuter de ces idées avec eux la semaine prochaine » 

« Interview with Pink Floyd », Melody Maker, 12 Septembre 1970.

 

Waters:

« C’était une blague totale. Aucun de nous n’avait d’idée de ce qu’ils voulaient faire Nous étions assis tour autour de la table jusqu’à que quelqu’un tape du poing sur la table et dise: « C’est quoi l’idée, alors ? ».Tout le monde était là s’emmerdant de plus en plus, (…) jusqu’à ce que quelqu’un suggère « Frankenstein », et Nureyev commença à être inquiet. Ils ont parlé de Frankenstein pendant un moment. J’étais assis là profitant du repas et de l’ambiance, ne disant rien. Quand Polanski était assez alcoolisé il commença à suggérer que nous devrions faire le film porno ultime. Et alors ils passèrent au Cognac et au café et nous avons sauté dans nos voitures et nous sommes séparés.Dieu sait ce qu’il s’est passé après que nous soyons partis

 started getting a bit worried. They talked about Frankenstein for a bit. I was just sitting there enjoying the meat and the vibes, saying nothing. When Polanski was drunk enough he started to suggest that we all make a blue movie to end all blue movies, and then it all petered out into Cognac and coffee and then we jumped into our cars and split. God knows what happened after we left » 

« Interview with Roger Waters and Nick Mason », Zigzag 33, July 1973. 

 

Steve O' Rourke

« Il (Roland Petit) a contacté Nureyev et il veut que le Floyd écrive la musique. Cela pourrait être joué sur scène pendant dix jours, du 1er au 10 juin et, le dernier soir, ce sera retransmis à la télévision dans toute l’Europe, Angleterre inclus. Le groupe a une formation orchestrale de 108 personnes a leur disposition et Nureyev aura 60 danseurs avec lui. C’est un grand pas en avant pour le groupe de travailler avec des musiciens de ce calibre et un grand pas pour les gens du ballet d’approcher un groupe pour qu’il leur écrive leur musique. Nous allons rencontrer Petit la semaine prochaine pour en discuter les détails. Le groupe jouera réellement avec l’orchestre symphonique » 

« Interview with Pink Floyd », Melody Maker, 12 Septembre 1970. 

​

Waters:

« Je pense que l’idée est de diffuser le concert à l’Eurovision pour une nuit spéciale. En cette soirée, il y aura un autre ballet avec la musique de Xenakis qui est un compositeur d’avant-garde en France (…) 

Il y aura un orchestre ou autre chose. Nous serons sur scène quelque part, probablement sur une scène différente des danseurs (…) Quand nous sommes revenus des Etats-Unis, nous travaillerons dessus et répéterons pendant un moment. Alors nous irons en studio et enregistrerons sans sur-production et enverrons la bande au chorégraphe pour qu’il chorégraphie le ballet sur notre musique. Mais nous pouvons utiliser ce que nous voulons (…) Ce sera une pièce de 40 minutes »

« Floyd, Petit and the ballet », Sounds, Octobre 1970.

​

Waters:

« Nous écrivons un ballet pour Roland Petit qui sera joué à Paris en juin prochain, et nous n’avons pas de limites. Ils dépensent tellement d'argent qu'ils seraient tout à fait disposés à payer pour un orchestre. Mais cela pourrait nous échapper dans une certaine mesure si tout devait être écrit, car nous ne pouvons pas l'écrire nous-mêmes, et il y a toujours un écart de communication entre ce que vous pouvez chanter ou jouer au piano et ce qui est écrit comme musique. Ensuite, vous ne l'entendrez jamais avant que l'orchestre soit là lors de la première répétition, et vous n'obtenez probablement que deux répétitions de toute façon (…) ça va durer une dizaine de jours. Noureev danse le premier rôle masculin. Sur le programme que nous faisons, nous faisons un ballet et Xenakis écrit l'autre »

« Interview with Pink Floyd », Georgia Straight, 14 Octobre 1970.

The Floyd’s participation to a special Roland Petit’s show on French TV, December 1970 (by by Alain Liennard).

Le 21 Novembre, le « New Musical Express » confirme le projet de retransmission et indique que le groupe a été invité à la télé française par Roland Petit pour une émission spéciale diffusée à la TV française le 4 Décembre 1970 (où une trentaine de minutes originale du Floyd aurait dû être présentée).   Celui-ci avait ensuite organisé un diner avec Rudolph Nureyev et Roman Polanski qui aurait filmé le concert-ballet au Grand Palais retransmis en Eurovision. 

A ce diner, le projet se précise et dévie sur un ballet consacré à l'œuvre de Proust « A la recherche du temps perdu » (« Remembrance of things past »). 

Le groupe lu partiellement l’œuvre (en réalité, seul Waters et à un degré moindre Gilmour) mais ne donna pas suite devant l’importance du travail à accomplir.

Interviewer : « Où en êtes-vous sur le ballet de Roland Petit ? »

Waters : « Nous n’avons pas encore commencé à y travailler »

Interviewer : « Mais vous avez déjà mis en place quelques idées même basiques ? »

Waters : « Non. Pas du tout. J’ai un mal de chien à lire tout Proust, parce que c’est çà l’idée basique, du moins ce qu’ils m’ont dit. Cette idée de Roland, le chorégraphe et le producteur de ce truc. 

C’est basé sur les 20 volumes de sa « A la recherche du temps … ». Roland pense qu'il y'a  quelques bons trucs là dedans, ce qui est sans aucun doute le cas. Donc, le ballet sera plus ou moins basé sur certains épisodes »

« Troubled Waters », Melody Maker, 5 Décembre 1970.

Une publicité de Harvest parue dans le magazine « CashBox » du 22 Novembre 1970

«  Live in Montreux1970 »(Late 1970)

Afin de corriger la mauvaise impression laissée par la partie live de « Ummagumma », il fut décidé d’enregistrer leur participation au Festival de Montreux les 21 et 22 Novembre 1970.  Néanmoins, des problèmes de micro (notamment sur Cymbaline) a rendu le projet non viable. Un acétate fut toutefois réalisé.

« Cet album live made-in-Switzerland a été pressé en tant qu’acetate mais a été retiré au profit de « Ummagumma » »

« The Great Lost Albums », Vox Magazine, Octobre 1990.

« Meddle Quadraphonic Mix » (Late 1971)

Satisfait du travail quadriphonique réalisé sur « Atom Heart Mother », le groupe réalisa la même chose pour « Meddle » qu'il présenta à la Roundhouse de Londres, ce qui aurait fait quatre albums réalisés sous ce format avec celui de 1973 et de 1975. Néanmoins, il s'avère que seul Echoes eut droit au traitement quadriphonique. Ce dernier mixage sortira sur le coffret « Early Years ».

« Paintings Movie » (Circa 1971)

Avant de s'arrêter sur l'idée d'un concert sans public sur le site de Pompéi, le réalisateur français Adrian Maben eut une autre idée concernant le groupe.

Adrian Maben :

« (….) Je suis alors revenu à Londres, et à cette occasion (d’une rencontre avec Steve O’Rourke), David Gilmour était là. David était très gentil et doux. Il a dit : « Qu’est-ce que tu veux faire ? » Je lui ai dit « je ne sais pas encore ». Alors j’ai pensé que nous devrions faire un film qui pourrait être une sorte de mariage entre l’art et Pink Floyd. Donc, j’ai parlé à David, puis à Steve O’Rourke, de faire quelque chose à propos des peintures de Magritte, De Chirico et de peintres contemporains tels que Christo ou même Jean Tinguely. J’ai dit que l’on pourrait peut-être faire quelque chose qui pourrait être un mariage entre leur musique et les peintures de ces peintres et sculpteurs. Rétrospectivement, je pense que c’était une mauvaise idée bien embarrassante et que cela aurait été terrible. David Gilmour fut gentil et a dit : « oui, c’est intéressant. Nous allons y réfléchir » Et après chacun est parti de son côté »

« Interview with Adrian Maben — Director of Live At Pompeii », Pinkfloyd.ru Website, 2000.

Incidemment, Maben reviendra voir le groupe à plusieurs reprises (jusqu'en 1978) pour réaliser plusieurs documentaires sur ces artistes avec l’aide de Roger Waters, Nick Mason et Ron Geesin.

Un extrait du « Melody Maker » en date du 13 Février 1970.

«The Road to Salina » (Circa 1971)

A la fin de l’année 1970, le réalisateur George Lautner tourna un film avec la musique de Christophe. Toutefois, le réalisateur désirait des morceaux un peu plus rock et approcha le Floyd. 

Ce dernier entama des négociations qui, à un stade avancé, avortèrent pour des raisons d’argent.

Alan Reeves (Musicien, ancien membre du groupe Clinic) :

« (…) Albane, qui était une copine de George Lautner, m’a demandé si je pouvais composer une musique de film. « Oui, évidemment » fut ma réponse (…) L’étape suivante était de nous rencontrer afin d’avoir une idée de ce qu’il voulait pour son film. Il s’est avéré être un mec bien et a expliqué qu’il voulait Pink Floyd pour mettre en musique son film mais qu’ils n’étaient pas disponibles (…) 

A cette époque, David Gilmore (sic) était présent et c’était sympa de le revoir de nouveau. Il m’a dit qu’on avait demandé à Pink Floyd de faire la bande-son de « La Route de Salina », mais qu’ils ne pouvaient pas le faire en raison d’autres engagements »

« Sex, Booze & Blues », Alan Reeves, 2014

« Ray Bradbury's Movie » (Late 1971)

Encore un projet de film: la bande-son d'un film basé sur une nouvelle de Ray Bradbury (source: Journal « The Robesonian » du 4 Novembre 1971).

« Mycenes » (Circa 1972)

Co-écrite par l’écrivain de science-fiction Stefan Wul, cette histoire narrait les aventures d’un robot extra-terrestre qui se heurtait à l’incompréhension des humains. cette série devait comporter 13 épisodes. Malheureusement, devant l’échec public et critique et face aux manques de moyen de l’ORTF à cette époque, seuls deux épisodes furent tournés et diffusés. Le groupe fut approché par la production alors qu’il se trouvait au château d’Hérouville en Janvier pour y enregistrer la bande-son de « La Vallée ». Celle-ci désirait que le Floyd composât quelques nouveaux morceaux mais aucun accord ne fut trouvé. On peut légitimement penser que Pink Floyd désirait se consacrer plus en avant à leur nouvel opus dont il pressentait potentiellement le statut de chef d’œuvre. Néanmoins les membres du groupe donnèrent leur accord pour l’utilisation de quelques anciens morceaux ainsi que des extraits de leur récent « Meddle ».

« William Blake's Ballet » (Mid 1972)

Suite aux différents échecs du projet Ballet, le Floyd eu comme idée de réaliser un ballet sur l'oeuvre de William Blake (comme indiqué dans l'interview d'Octobre 1971 du journal « Georgia Straight »).

« French Movie » (Late 1972)

Après le succès du « Ballet Pink Floyd », les protagonistes ont évoqué la possibilité de réaliser un film.

Mason:

« « Toute cette aventure se termina par un extraordinaire déjeuner chez Rudolf Noureïev à Richmond. Roland Petit et Roman Polanski s’y trouvaient, ainsi que Roger, Steve et moi-même. Nous devions discuter d’un projet de film autour de Marcel Proust. Impressionnés par l’ambiance résolument exotique et la décoration exubérante des lieux, nous fûmes très surpris quand, plutôt qu’un majordome stylé, un jeune garçon un peu louche nous ouvrit la porte et nous fit patienter en attendant les autres. C’est alors que Noureïev fit son apparition – avec bien sûr beaucoup d’élégance – affublé de draperies orientales. Le déjeuner fut plus alcoolisé que littéraire. Je crois que nous parlâmes de ressusciter le projet Frankenstein sous forme de film érotique, mais ma mémoire, à ce sujet, me fait défaut. Après le repas, nous nous éclipsâmes discrètement et les quittâmes : nous n’appartenions décidément pas au même monde. »

« Pink Floyd, l'histoire selon Nick Mason », Nick Mason, 2006.

«Household Objects» (Circa 1971-1973)

LE projet majeur du Floyd. En tout cas, celui auquel le groupe fut le plus longtemps attaché; et le plus fantasmé par les fans. Le groupe, au sortir du titanesque succès de « The Dark Side of the Moon » se retrouve paradoxalement sur le flanc ! Pour la première fois, les membres du groupe ne sont pas en possession de matériel suffisant pour accoucher d'un successeur de leur album phare. Alors que dans leurs tendres années, le Floyd développait sans cesse de nouveaux morceaux notamment en s'appuyant sur leurs performances scéniques, le groupe s'est entièrement consacré (depuis deux ans au moins) à « The Dark Side of the Moon ». Ne supportant plus leur ancien répertoire et par conséquent les titres inédits développés à cette époque, les musiciens se retrouvent en studio sans aucun projet commun. Nick Mason a suggéré que ce projet représentait une stratégie d’évitement en l’absence de nouveaux titres. Le projet a été porté par Waters qui a toujours été intéressé par l'utilisation de sons différents du commun rock

Waters:

« I’ve always felt that the differentiation between a sound effect and music is all a load of shit. Whether you make a sound on a guitar or a water tap is irrelevant »

« Speak to Me », ZigZag Magazine #32, 1973.

 

Mason:

« (...) « The Household Objects » album would have been the wittiest thing to do next, and it would have been if we could have knocked it out. But I think what we'll do is what we've always done in the past, which is to struggle away at whatever we've got and see how it comes out ».

« A Pre-Season report on Pink Floyd », Sounds, August 17th 1974.

 

Gilmour:

« Strategically, our best thing to do next would be something weird, far out that nobody could possibly understand ».

« A Pre-Season report on Pink Floyd », Sounds, August 17th 1974.

 

Mason:

« There are things like sixteen tracks of glasses tuned to a scale across the 16-track: it can be played across the faders, but what it really needs is each one going through a VCS3 or something, and then coming in to a keyboard. I suppose really it's a very, very, very, very crude Mellotron. There's a whole load of things we've done --some of them just down as sounds that work, others as bass lines, tunes ».

« A Pre-Season report on Pink Floyd », Sounds, August 17th 1974.

 

Nick Sedgewick:

« I remember I went to E.M.I. studios in the winter of '74, and the band were recording stuff with bottles and rubber bands ... ».

« Interview w/. Roger Waters », October 1975.

 

Mason:

« No, we haven't made a new record because « Dark Side » is still selling a lot, so EMI isn't pressing for a new product. Finally we have worked with care, stopping ourselves on some things and excluding some pieces, which we would record if we were under pressure ».

« Article on Pink Floyd », Ciao 2001, May 25th 1975.

 

Interviewer: « What were the Household Objects sessions like ? »

Alan Parson: « I figure it was a great shame that they didn't go on with to because it had the makings of becoming a tremendous album. At the time we were doing it, four or five months after Dark Side, it was literally all experimentation. While we were recording the rubber band, for example, we were encountering some problems in that, when you record it, you're dealing with a fixed-pitch. We discovered, almost by accident, thefts way of getting the rubber band right was to sort of prop it uo on matchsticks on a table. Then we found it you put your finger in-between, it would change pitch, of course. And then you found you got an even better sound by sticking matchsticks in the middle, which was the re-discovery of the fret. The mic was literally about 1/8 inch away from the rubber band. The rubber band was about a foot long to get a low note. Eventually, we ended up with a riff that had been played, with this rubber band, made a tape-loop of that, and dubbed on a sweeping-up brush banged on a floor as a high hat. Amazing hi hat sound. Really quite authentic (...) The snare drum was done with aerosol spray, shhh-shhh-shhh, but you couldn't get it short enough by pressing it, si i had to record a long spray and then cut it to 1/2 inch lengths of tape between white leader into a loop to sh-sh-sh. It was a really good snare drum sound »

« Interview w/. Alan Parson », Recording Engineer/Producer, October 1976.

 

Alan Parson

« We made the bass loop, then i dubbed on the brush, then each individual beat of the snare had to be dubbed in after that, and then another loop was made on the 24-track. SO it went, click track on the 24-track, then the brush, then a couple beats of the snare individually keyed-in, then a bass drum which was just footsteps on the floor using a lot of EQ »

« Interview w/. Alan Parson », Recording Engineer/Producer, October 1976.

 

Interviewer: « How much material did you end up with ? »

Alan Parson: « Very little. A lot of it was also compelling tapes of wine glasses vary-speeded at different pitches so you could make up different chords by combining different tracks on the 24-track (...) It was a matter of scraping your finger on the edge and then vary-speeding it from a loop.

In order to make the edit not jump in a loop, you have to make a very long cut. The splice would have to be about 2 1/2 inches »

« Interview w/. Alan Parson », Recording Engineer/Producer, October 1976.

 

Interviewer: « What else was used ? »

Alan Parson: « Blowing into bottles (...) It's sort of like an organ if you have lots of them and use VSO. We also had electric razor and egg slicer, using the wires for plucking »

Interviewer: « Did any of these recordings turn into a song ? »

Alan Parson: « They kind of tries, but there were never vocals of it. Oh, another thing was footsteps. We overdubbed footsteps to simulate footsteps. Rick was holding the mic by his feet while we walked around the studio. Each group member tried it, and it turned out that Rick had the most suitable shoes. But it really is a shame that album didn't surface. It could have benne really something »

Interviewer: « How much came out of the sessions ? »

Alan Parson: « Well, that's the thing. We ended with virtually zero. And it's a shame because there was a lot of time spent on it, but to do that, some of it became very tedious. We probably spent in excess of a week doing it, and the majority of that was spent going. Later the Floyd wanted me to set up their studio and continue to go on the road. I had done three American tours with them ans it was they that brought me to America » 

« Interview w/. Alan Parson », Recording Engineer/Producer, October 1976.

 

Gilmour:

« We actually did get something out of it that we used on « Wish You Were Here ». We did actually use some of the « Household Objects » - the wine glasses were in some of the music at the beginning of the « Wish You Were Here » album »

« 90 Years of EMI Radio Special », hosted by Klef Richard, November 26th 1988.

 

Nick Sedgewick: « I remember I went to E.M.I. studios in the winter of ‘74, and the band were recording stuff with bottles and rubber bands… the period I’m talking about is the before your French tour in June ‘74 »

Waters:  « Ah! Right, yeah. Answer starts here… (great intake of breath)... Well, Nick… there was an abortive attempt to make an album not using any musical instruments. It seemed like a good idea at the time, but it didn’t come together. Probably because we needed to stop for a bit ».

Nick Sedgewick: « Why ? »

Waters: « Oh, just tired and bored … »

« A Rambling Conversation with Roger Waters Concerning All This and That », Wish you were here Songbook, 1975.

 

Mason:

« Almost everything we’ve ever recorded in a studio has been extracted by someone at some point and subsequently bootlegged. However, no such recordings exist of the « Household Objects » tapes for the simple reason that we never managed to produce any actual music. All the time we devoted to the project was spent exploring the non-musical sounds, and the most we ever achieved was a small number of tentative rhythm tracks »

« Inside Out: A Personal History of Pink Floyd », Nick Mason, 2005.

 

Wright:

« I think it was Roger who said, « let’s make an album without using any of our instruments, but (using) household objects. So we’d spend days getting a pencil and a rubber band till it sounded like a bass… spend weeks and weeks doing this. Nick would find old sauce pans and stuff, and then deaden them to try and make them sound exactly like a snare drum. I remember sitting down with Roger and saying, « Roger, this is insane! » ».

«Which One’s Pink ? », BBC TV, 2007.

« In the PinkBook » (Circa 1973-1974)

Accompagnant le groupe durant la courte tournée anglaise de l'hiver 1974, Nick Sedgwick et Storm Thorgerson présentent leur manuscrit intitulé « In the Pink », la première véritable biographie du groupe initiée en 1973. Waters fut satisfait du livre, Gilmour un peu moins. A noter qu'à la mort de Nick Sedgwick, Waters s’était engagé à le sortir. Ce sera la cas en 2017 dans une version abrégée.

Waters:

« We all sat down and read it, and it was fascinating. Dave read it and said « yeah » and then just a couple of days later, he just exploded. He started saying things like « if this is true then i might as well not be in the band » because it didn't fit with how he talk of himself and his role in the band. It described me as the leader. So, the whole book was suppressed » 

 

Jill Furmanovsky:

« My brief from Storm was to shoot documentary stills on Pink Floyd's 1974 Dark Side of the Moon tour for a possible book to be written by a friend of Roger's, Nick Sedgewick (...) the pictures (and words from Storm and Nick Segdwick) were a revealling insight into the band, but the planned book was never published. Perhaps it gave too much away » 

« Moment », Jill Furmanosky, 1996.

Jill avec Nick et David (photo by Storm Thorgerson).

Aubrey Powell:

« Storm and an old Cambridge chum, Nick Sedgwick wanted to write a book about being on the road with Pink Floyd in the USA. The band reluctantly agreed to let the book go ahead, although they were naturally anxious when the two writers insisted that nothing was sacred and they should have access to everything - I mean everything. However, it was arranged that the duo would report about their individual experiences and Storm would take some photos to back up the writing. Things began well enough, but as the tour progressed the two writers fell out, ant the band grumbled about the constant intrusion.A halt was called to the project and Storm came home. Nick stayed on for a while, then wrote a fascinating book, which remains unpublished (…)»

«Hipgnosis - Portraits », Aubrey Powell, 2014.

​

Storm Thorgerson:

« (...) it does display the dynamic in the group at that time. I had tapes of certain discussions, some arguments. At times, people perharps said things they wished they hadn't »

« Pigs might fly », Mark Blake, 2006.

 

Mark Blake:

« Backstage, Waters accuses the band of being lethargic ans David Gilmour accuses Waters of « sounding patronising ». Meanwhile, their wives bicker and their roadies complain about the lack of sex. Nobody, especially Pink Floyd, seems to be having a good time. This might have been considered schoking in the mid'-70's, but not after Gilmour and Waters' subsequent, very public falling-out »

« Special Animals », Mojo, April 2017.

 

Gilmour:

« I didn't think it portrayed us accurately and certainly not kindly, but i haven't read it forever »

« Special Animals », Mojo, April 2017.

Chapter 1: « This Is true »

Extracts of  Interviews introducing the Floyd phenomenon.

 

Chapter 2: « Birth »

The group inception. The school days, the differents places. The changing personnel. The first UFO gigs. The success of the singles and the making of the first album. The emergence of the underground scene. The genesis of the light show. The British tour and the « Top of the Pops » appearances ; the first american tour with the syd’s troubles.

 

Chapter 3: « The Piper at the Gates of Dusk »

The Flower Power and the psychedelic era. The end of the 60’s dream with the Altamont and Manson events. The effects of Syd’s breakdown and the arrival of David The personnel changes, and the beginning of an era of confusion for the Floyd.

 

Chapter 4: « Rough history of the Space Music »

This chapter span from the collapse of the Blackhill management to the recording of « Meddle ». The successful tour in Europe and US, the new tour in Japan. The soundtracks for « More » and « Zabriskie Point ».

 

Chapter 5: « The Chaps »

A collection of old and new interviews with the group. The relationship between the members

 

Chapter 6: « The Structure »

Relationship between the band member and with the outside. The financial aspects.

 

Chapter 7: « Everything under the sun »

The « Dark Side of the Moon » phenomenal success mainly on the american market. The consequences on the band (joy or stress ?) The future projects after this album

 

Chapter 8: « The œuvre »

A study about the lyrics and music of Floyd : the musical improvisations, the meanings of Roger’s lyrics. The poetry of Syd. The individual contributions in each album … The film music. Instruments skills and limitations. A recollection of bad gigs and bad songs played by the band. The dynamic in the band. A look on how some music gets and how some doesn’t.

 

Chapter 9: « Technology »

A look on the technology used by the band, the quadraphonic sound, the ballet with pictures and diagramme. Interviews with Peters Watts and Arthur Max.

 

Chapter 10: « The Women »

The rock scene and the women in a general view and the Floyd’s women. Interviews with wags of the band

 

Chapter 11: « Hernia Hernia »

A look on the life on tour. The travels, the gigs, hotels, events …

 

Chapter 12: « Appendix »

Short interviews with friends and parents. The opinion from the outsider of the band

« The Rose-Tintled Monocle » (Circa 1973)

Anthony Stern a réalisé un film abstrait à partir d'une idée que Syd Barrett et lui avait développé depuis 1968. Pour cela, il pris « The Dark Side of the Moon » pour synchroniser la bande-son puis alla montrer le résultat à chaque membre du Floyd qui approuvèrent l'idée et la réalisation. Ce film qui devait sortir dans le commerce aurait pu être également utilisé par le groupe pour les projections scéniques prévues pour la tournée française de 1974. Néanmoins, le projet capota car Steve O'Rourke refusa le film pour des raisons diverses.

Anthony Stern:

« The film was composed of diary footage over several years. I was trying to find the right music to go with it, but it was very difficult. Finally, when « Dark Side Of The Moon » came out, I thought that was it, especially as I had used Interstellar Overdrive as the soundtrack to my successful short film « San Francisco ». I set about approaching each member of the Pink Floyd to show them “Wheel", in order to get their approval. This was readily given although the proviso was that I had to run it past their manager, Steve O 'Rourke. When Steve saw the film he went fairly ballistic and totally refused permission to use the music. It was obviously far too experimental and in his view crazy »

« Purple records 1971-1978 », Neil Priddey, 2014

« Electronic Sounds » (Circa 1973)

Avant de s'attaquer au projet « Household Objects », le groupe avait eu l'idée de réaliser un album électronique creusant la voie défrichée par l'enregistrement de « Obscured by Clouds », qui utilisa des samplers et des VSC3 pour la première fois, mais surtout avec le titre On the Run.

Waters :  

« Depuis la fin 1973, nous avions mis sur pieds plusieurs projets de disque sans être vraiment satisfaits. Au début, nous voulions faire quelque chose de très électronique, mais cela nous parut très artificiel. Nous nous sommes mis alors à un autre disque, il était fini, et puis, nous nous sommes rendus compte qu’il n’y avait pas d’âme, que nous jouions comme des machines. Nous avons donc renoncé à le sortir et nous nous sommes remis à l’œuvre sur autre chose ».

« Dune's Soundtrack » (Circa 1974)

Un film tiré du roman de Frank Herbert fut prévu dès que Pink Floyd en acheta les droits d’exploitation. Néanmoins, le groupe laissa cette idée en gestation et finalement libéra ses droits au début des années 70. Le réalisateur Alexandro Jodorowsky s'empara du roman et demanda à Michel Seydoux, célèbre producteur parisien, de le financer. Un casting international se met en place : Orson Welles, Alain Delon, Mick Jagger, Salvador Dali ... Coté musique, Virgin Records propose un certain nombre de groupes de son écurie, le jeune Mike Oldfield, Gong, Tangerine Dream, Henry Cow et Magma. Mais le réalisateur veut Pink Floyd ! Roger Waters, qui était fan de son western « El Topo », accepta de discuter avec le cinéaste.

Jodorowsky

« J'ai eu la chance, grâce à mon film « El Topo », d'être connu par ces musiciens. Ils ont bien daigné nous recevoir à Londres aux studios Abbey Road où les Beatles avaient enregistré leur succès. Je voulais des artistes qui sachent respecter une œuvre d'une telle importance pour la conscience humaine ». 

« Jodorowsky's Dune », Documentaire, 2013.

Selon le réalisateur, le groupe en train de déjeuner a reçu fraîchement un Jodorowsky très fébrile concernant ce projet pharaonique, l'entretien tourna court et le réalisateur chilien parti avec pertes et fracas. Gilmour couru pour le rattraper par la manche et le ramener à la raison. Cette version est néanmoins démentie par Mason.

Jodorowsky : 

« We wouldn't treat someone we admired in such a cavalier fashion »

« The Greatest Albums you'll never hear », Bruno Mac Donald, 2013.

 

Brian Humphries (sound engineer) : 

« It's just at the talking stages at present. Jodorowsky's next film will be « Dune », and he came to London to meet and hear the band in the studio. If we do it, it will mean at least a month in the Sahara with a mobile unit, because that's where Jodorowsky is shooting the film. He wants to film to the Floyd's music, so we'll be marooned for a while doing that, but it is an exciting challenge »

« Pink Floyd: more gritty, less giddy », Circus magazine, September 1975.

 

Alejandro Jodorowky

« (...)They happily agreed to meet us in London at Abbey Road Studios where the Beatles had recorded their success. Jean-Paul Gibon was very pleasantly surprised that the group would see us. At that time, I had already almost lost my individual consciousness. I was the instrument of my sacred, miraculous work where everything could happen. Dune wasn't at my service, I was like the samurai that I had found, at the service of the work. They were in the middle of recording Dark Side of the Moon. Upon arriving, I didn't see a group of musicians in the middle of making their masterpiece, but four young guys eating fried steaks. Jean-Paul and I, standing in front of them, had to wait for their voraciousness be to satisfied. In the name of Dune I was taken by an anger and I left slamming the door. I wanted some artists who knew how to respect a work of such importance for human consciousness. I think that they didn't expect that. Surprised, David Gilmour ran behind us giving excuses  and made us attend the final mixing of their record. What ecstasy... After, we attended their last public concert where thousands of fanatics cheered. They wanted to see The Holy Mountain. They watched it in Canada. They decided to participate in the film by producing a double album which was going to be called Dune. They came to Paris to discuss the financial part and after an intense discussion, we came to an agreement. Pink Floyd would do almost all the music of the film »

 

Interviewer: « Vous allez tourner un film, du moins vous allez faire la musique d’un film d’Alejandro Jodorowky qui va s’appeler « Dune », et vous avez prévu pratiquement un an de composition et un an d’enregistrement … on parle d’un space-opéra, d’un budget énorme. Qu’est-ce que cela sera ? Est-ce que cela sera véritablement encore une fois une étape un petit peu grandiloquente de Pink Floyd ? »

Waters: « En fait, c’est pas du temps que nous consacrons à le faire, nous n’avons simplement pas autre chose à faire. Nous n’avons pas mis de côté un an pour cette composition, nous n’avons pas autre chose à faire. Depuis la fin de juillet jusqu'à Noel de toute façon nous n’avions de toute façon aucun projet rien du tout … nous allions nous séparer »

Interviewer: « En fait, vous avez le sentiment de ne pas vraiment choisir ce que vous devez faire ? C’est grave ce que vous dites là »

Waters: « Non c’est que « Dune » est un roman que nous avons tous lus et que nous avons beaucoup appréciés et aimé. De plus nous avons également beaucoup aimé le film qui en a été tiré et en fait il y a environ un an nous pensions acheter les droits de ce film qui allait en fait de droite à gauche dans le show-business depuis 5 ou 6 ans. Et lorsque Philippe (NDR : Constantin) nous a appelé et a dit que Jodo aller être producteur de ce film et est-ce que cela nous intéresserait,  nous avons dit oui. Et puisque que c’est lui qui va diriger le film nous sommes intéressés »

« Radio Campus », Europe 1, 1er Septembre 1975.

​

Mason :

« Il y eut même un moment où nous avions décidé de prendre une année de liberté et de faire des choses chacun de  notre côté parce que nous nous ennuyions vraiment entre nous. Et puis, comme toujours, il est arrivé quelque chose que nous avions tous envie de faire. C’était en l’occurrence pour la musique de « Dune ». Le projet ne risque pas de se réaliser maintenant, mais sur le moment, nous nous y sommes tous mis, préférant faire cela ensemble plutôt que des albums solos ».

« Your Mother didn’t like this », Capital Radio, Décembre 1976.

Moébius fut engagé pour réaliser un story board et H.R Giger ainsi que Dan O'Bannon (concepteurs du futur « Alien »). Au regard de ce matériel, le Floyd d'engagea donc pour livrer un double album avec le groupe Magma en appui sur certaines scènes. Néanmoins le coût de production (30 millions $ de l'époque, soit 130 millions $ en 2013) obligea les français à demander une co-production avec un studio américain. Malheureusement, aucun studio n’ a voulu engager un tel budget sur un film de Science-Fiction à cette époque (c'était avant la déferlante « Star Wars »).

« Deep Red » (Circa 1974)

Le réalisateur Dario Argento avait d'abord contacté le pianiste de jazz Giorgio Gallini pour écrire la musique de ce film. Néanmoins, les relations entre les deux hommes se sont vite envenimées. 

Le réalisateur italien contacte alors le groupe qui refuse. il se tournera alors vers le groupe progressif italien Goblin puis a essayé d'avoir Pink Floyd qui refusa poliment prétextant qu'ils travaillaient sur leur propre projet.

Claudio Simonetti : 

« When Dario Argento came to do the soundtrack for Profondo Rosso, he asked the producer to call bands like Pink Floyd, Emerson, Lake and Palmer and Deep Purple. At the same time, we had signed a contract with the same label that was also the publisher of Dario Argento’s films. We were lucky, because we were in the right place at the right time. The producer said to Dario, « Before we call these big bands from England, I would like you to listen to this band that I am recording now in Rome » »

« Film Review: Interview: Goblin's Claudio Simonetti discusses music and film », Supajam Magazine, 16 February 2015.

« The Dark Side of the Moon's Movie » (Circa 1974)

Le réalisateur Peter Medac rencontre le groupe dans les coulisses des derniers concerts du mois de décembre du « 74’ British Winter Tour » pour parler d’un projet d’un film basé sur « The Dark side of the Moon ». Ce film aurait été un mélange de prises filmés avec quelque plans live.

« Alienation’s Tapes » (Circa 1975)

A l’image de ce qui a été fait pour l’album « The Dark side of the Moon », le groupe a enregistré des interviews de différents intervenants réagissant sur le thème de l’aliénation. Cette bande était sensée être utilisée sur « Wish you were here » mais l’idée fut abandonnée in extremis.

« Live at Pittsburgh » (1975)

Afin de capitaliser sur le succès de « The Dark side of the Moon », le Floyd aurait vaguement envisagé de sortir un album live du concert au Three Rivers Stadium .

Three Rivers Stadium, Pittsburgh, 20 Juin 1975.

« Gerald Scarfe Animals' backscreen movies » (Late 1976)

Gerald Scarfe commença à travailler sur les films projetés sur scène pour la tournée de 1977 afin de compléter ceux déjà réalisés (Shine on you Crazy Diamond Part 1 & 2 et 9 ainsi que Welcome to the Machine). Les éléments furent consignés dans un storyboard mais très vite Roger parti sur un autre concept et ne souhaitait pas utiliser les animations du dessinateur. Selon ce dernier, ce sont les ennuis conjugaux du bassiste qui l'ont amenés à rejeter les propositions quelque peu « déprimante » de Scarfe.

Concepts originaux de Scarfe

« In the Flesh Live Tour » (1977)

Un album live de la fameuse tournée Animals de 1977 fut envisagé. C’est pour cette raison que Waters hurlait des nombres différents chaque soir afin d’identifier les bandes enregistrées.

Ces bandes étaient d’ailleurs utilisées lors de répétitions de concerts ultérieurs de cette tournée. Un article du « Melody Maker » du 27.03.1977 montre le groupe diffusant les enregistrements des concerts de Dortmund (en Janvier) comme bande test en vue de la synchronisation du Floyd avec ses effets spéciaux.

The Show must go on (Beach Boys version) (Circa 1979)

Une session avec les Beach Boys fut organisée à la fin des séances de « The Wall » mais fut décommandée au dernier moment. Seul Mick Love y participa.

« Animals Remake » (Circa 1979)

Étant donné les problèmes techniques rencontrés par le groupe pendant l'enregistrement de son album de 1977, le Floyd eut pour idée de réenregistrer certaines parties du disque après son travail sur « The Wall ». Ce projet fut évoquée de nombreuses fois dans la vie du groupe et, dernièrement par Nick Mason, lors de la sortie de « The Endless River ».

Harvest's Label communiqué:

« (...) We haven't heard any of their work yet, but they have been re-recording some stuff that wad done last years »

« Reactivated Floyd », Melody Maker, 31 March 1979.

 

Mason :

« I know both Roger and David have at times mentioned they'd like to have a remix of Animals, which technically is perhaps one of our less well-recorded records (…) I think we'd just probably clean up some of the tapes and just sort of review it and see whether it can be enhanced. And if one was doing that, one might have a look at whether there's anything else to be done on it. But no one's got that down on their work schedule at the moment »

« Pink Floyd: More Unreleased Music May Be Coming », Bilboard Magazine, 10 November 2014.

«The Spare Bricks» (Circa 1982)

Projet de bande-originale du film « Pink Floyd The Wall » engagé en 1982 puis abandonné devant le manque d’intérêt de la chose (Waters a notamment considéré que certains titres tels que Mother était trop ennuyeux à l’écoute). Le bassiste décida à un moment donné de ne conserver que les morceaux les plus intéressants et d’y accoler quelques inédits laissés de côté tels que You possible Past, Teach (futur One of the few) ou Teacher, teacher (The Hero’s return). Mais le musicien décida de plonger dans la composition d’un nouvel album intitulé « The Final Cut » ...

cf. la page « unreleased albums ».

« Final Cut Support TV Show » (Circa 1983)

Alors que s'est posé la question de faire une tournée pour accompagner la sortie de « The Final Cut », David reçu une fin de non-recevoir de la part de Roger. 

Néanmoins, pour des raisons financières, Roger concéda la possibilité de jouer un concert en live à la télévision. Mais cette idée tourna court ...

Waters: 

« We were never going to tour anyway. We might have done one gig for a TV simulcast. But i got involved with « The Pros & Cons of Hitch-Hiking » ».

« Bricks in the Wall », Karl Dallas.

« A momentary Lapse Props » (Circa 1987)

Enième avatar dans la longue liste des effets spéciaux du groupe, après le spationaute enflammé de 1973, la  pyramide gonflable de 1975, le canon à mouton-sachet-de-thé de 1977 ou la soucoupe volante de 1987, le groupe a proposé en 1988 un étrange personnage: Icare.

Nick Mason:

« Dans une tournée, on consacre beaucoup de temps à des effets très prometteurs qui se révèlent sacrément dangereux, incroyablement chers, sans oublier qu’ils ne fonctionnent qu’une fois sur cinquante ! 

Parfois (comme pour la pyramide gonflable), ils passent tout de même à travers les mailles du filet. Cette fois, nous avons dû nous séparer d’Icare, un élément gonflable censé s’envoler sur Learning To Fly. Non seulement il n’a jamais vraiment fonctionné, mais il faisait plutôt penser à du linge étendu sur une corde géante.

L’idée de la soucoupe volante semblait géniale : c’était un énorme engin gonflé à l’hélium et radiocommandé qui planerait sur la salle, avec un tas d’éclairages et d’effets spéciaux, sans fils ni attaches. 

Il n’y avait qu’un seul problème : cette idée relevait du fantasme. Pour avoir une puissance suffisante, il aurait fallu que notre soucoupe soit aussi grande, aussi chère et sans doute aussi dangereuse que le funeste Zeppelin… On fit construire une maquette de la soucoupe pour déterminer comment elle pouvait être assemblée, démontée et transportée »

« Pink Floyd, l'histoire selon Nick Mason » , Nick Mason, 2006.

« The Big Spliff » aka « The Satellite Album » (Circa 1995)

Nick Mason, dans son livre a dévoilé l’information selon laquelle le Pink Floyd aurait pu sortir un album composé des différents jams et effets électroniques issus des séances d’enregistrement de « The Division Bell ». Le processus de composition initié en 1993 avait en effet amené les trois membres a jammer pendant des semaines afin d’écrire un maximum de musique. 

Selon David, le groupe se serait trouvé en présence d’une soixantaine de morceaux inachevés.

Andy Jackson:

« It was just a mash-up of some of the psychedelic noodling from the Division Bell jams (…) It could have happened if there had been more time. But there was a time limit, a tour was booked. And work expands to fill the available time. We just got the album done. It never got thought about again, really »

« Coming back to Life », Uncut, October 2014.

Néanmoins, Gilmour se serait opposé à ce projet. Quant à Wright, il repris certaines compositions pour son album solo « Broken China », dont le futur titre BreakThrough que le guitariste appréciait particulièrement et qu’il regrettera plus tard de n’avoir pas pu l’inclure dans le dernier album des Floyd (il l'ajoutera à ses tournées solo en compagnie du pianiste). D’autres éléments ont été repris en 1995 par David pour la bande-son « Colour of Infinity ».

Il est à noter qu’une partie de ces morceaux sont sortis il y a quelque temps sur le bootleg « 1987-94 - Late Floyd Outtakes ». Contrairement à ce qu'ont cru les fans du groupe pendant un moment, cette bande ne constitue pas le noyau de l'ultime album du groupe « The Endless River » sorti en 2014.

« Pink Floyd - The BBC Sessions » (Circa 1999)

Le groupe envisagea de sortir un album des séances d'enregistrement à la BBC (la période choisi est inconnue), sans doute poussée par les succès des albums des Beatles et de Led Zeppelin. Waters s'y est opposé.

Mason : 

« C'est très difficile de trouver des choses dans les archives. Il y a un moment la BBC voulait sortir quelques bandes issues des émissions « Top Gear » et elles n'étaient vraiment pas assez bonnes. Ces enregistrements furent presque une surprise, car je n'en soupçonnait même pas qu'elles puissent exister »

« Interview w/. Nick Mason », Classic Rock, Janvier 2000.  

 

Interviewer: « Il y a eu une rumeur qui a flotté dans l’air pendant un moment selon laquelle un album des des sessions de la BBC effectuées par le groupe allait être publié. Est-ce vrai ou seulement une rumeur ? »  

Waters : « Ouais, j’ai entendu cette rumeur. En fait, je pense qu’Il y a eu cette volonté de la part de mes ex-collègues de sortir quelque chose. Et ils m’ont envoyé une cassette de ces sessions et j’ai voté non, ne le sortez pas. Je n’aimais pas, ce n’était pas bien joué et je ne pense pas que cela aurait pu ajouter réellement quelque chose à quoique ce soit »

« A Roger Waters Interview by his fans », RogerWaters.com Website, Juillet 1999.  

​

Interviewer: « Roger a décrit vos enregistrements pour la BBC comme pourris. Avez-vous écouté les bandes, et quel et votre opinion ? Seriez-vous opposé à l'idée de les sortir en CD? »  

Gilmour : « Je ne les ai pas écouté depuis tellement longtemps. Mon souvenir de ces bandes est le même que celui de Roger : elle ne sont pas géniales. Je ne me souviens pas que nos performances étaient particulièrement bonnes et la technologie telle qu'elle était utilisée à l'époque par la BBC était déjà datée ».

« Chat w/. David Gilmour », MSN WebChat, March 17th 2000.

« The Wall Original Live Footage » (Circa 2004)

in 2003, all the Wall films in Roger Waters' possession were documented and archived for Waters by Nick Thompson, a film editor who worked with Waters on his solo live shows.

Roger Waters:

« (A release) could happen. I've been looking at some of the material over the last couple of weeks. It finally appeared out of the midsts of time from a mixing and editing suite in Los Angeles and it doesn't look too bad. I think it's quite an interesting historical document, so yeah, I think it wil definitely become available at some point quite soon »

« Pigs might Fly », Mark Blake, 2004.

« A Momentary Lapse of Reason Stripped Version » (Circa 2011)

Depuis quelques années, Gilmour répète à qui veut l'entendre que le premier album de l'ère post-Waters sonne un peu trop années 80. En ce sens, Gilmour, Mason et Andy Jackson ont commencé à travailler à un remake de l'album en remplaçant les parties de batterie électronique par de nouvelles pistes rejouées par Mason. Le travail le plus difficile restant d'extraire les parties de clavier de Wright issues des bandes live de la tournée 1987-89 et de les réinsérer au sein des pistes studios. Ce projet étant en bonne voie mais a été arrêté à mi-chemin sans doute au profit d'autres projets.

Interviewer: « Will « A Momentary Lapse of Reason » be remixed for an Immersion box set? David Gilmour has mentioned before his interest in “mixing the 80s out of it” » 

Andy Jackson: « Interesting point. « A Momentary Lapse of Reason » is an odd one out inasmuch as it’s the only album that was trying to be ‘of the time’, which now means it sounds dated, rather than timeless. We have started this process a while ago, doing new drums with Nick with a much more “Pink Floyd classic” approach. If & when we’ll pick it up I don’t know » 

 

Interviewer: « (…) Very interesting…. one assumes that if there was to be an Immersion Edition of A Momentary Lapse of Reason then this process would probably be completed. Is it just the drums that have been redone so far? » 

Andy Jackson: « Yes and yes. It was our intention to remove some of the 80s synths and get more Rick hammond on it. Obviously not possible for him to do it now, but we started the process of pulling some of his playing from gigs of those songs. Just a lot of editing/syncing to do on that, but it should work» 

« Andy Jackson Q&A on Immersion Editions », Paul Sainclair, SuperdeluxeEdition Website

 

Andy Jackson:

« We did talk about it at one time. Unfortunately, that’s where the bean counters come in, to see if it’s worth it. There was at one point a Momentary Lapse project, to rethink it a bit. We did a little bit of work on it, but it fell by the wayside. And, of course, we had relied on having Rick [Wright] with us »

« Louder Than Words: Producer Andy Jackson Takes Us Exclusively Inside the Making of the Final Pink Floyd Album … », Mike METTLER, October 22th 2014. 

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Mason

« We will consider everything! And actually the Drum parts were redone. I did actually do them but we never released them. Ah .. I actually forgotten about them .. thank you (lacht). That’s an interesting example that we will look at. And the other thing that we did talk about is doing an remix of Animals. Because I think that it’s the one Album that we thing, could maybe technical benefit from a revisit the mixing desk »

« Build Series», AOL.com, September 2016.

« Wachowski’s movie Soundtrack » (Circa 2012)

Mason:

« A little less than two years ago, Phil [Manzanera] and I met to go meet with the Wachowski siblings (…)They are working on a new movie and it seemed like that might be a place where the music could wind up. We’ve always liked the idea of film music. Maybe fortuitously, it didn’t work out and it was back to the drawing board »

« Nick Mason: “I'm Not Entirely Sure Pink Floyd Is Over” », Rolling Stone, 31 Octobre 2014.

« Pink Floyd’s Anthology book » (Circa 2019)

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        BONUS: (NOT REALLY) UNRELEASED TRACKS

« Pretty Avant-Garde, isn’t it ? » (1969)

Lorsque l’on passe Small Furry Animals gathered in a Cave and Grooving with a Pict à vitesse résuite, on peut entendre un dialogue inaudible entre David et Roger qui se termine par cette sentence ….

Merry Christmas Song (1969)

Pendant longtemps, beaucoup ont cru qu’il s’agissait d’un ‘impromptu’ chanté par Nick Mason et Alan Styles lors d’une émission diffusée en Décembre 1975.

En réalité, il s’agit d’un morceau typique de la tradition anglaise des chansons de Noël enregistré par le batteur lors des séances d’enregistrement de la bande son du film d’Antonioni.

Alvy : « Don Hall a quelques bandes des chutes de “Zabriskie Point” qu’il a joué ici (…) »

Mason : « Oh ! A-t-il passé des morceaux qui ne sont jamais arrivés sur des albums ? »

Alvy : “Oh! Il les a tous passé. Il était ici il y a un moment. Il était juste … il était à San Francisco il y a à peu près six mois ». 

Mason : « A-t-il joué « The Christmas Song » » ?

Wright : (Rires)

Mason : « Je l’avais enregistré pour le Noël à venir »

Alvy : « Je ne sais pas car je ne me souviens pas des titres ». 

Mason : « Si tu … si tu pouvais, euh … »

Wright : « Peut-être il aurait une copie de cela » ?

Alvy : « J’essayerai de … »

Mason : « Peut-être pourrions nous recevoir une copie de « The Christmas Song » ? (rires)

« Ted Alvy’s Show », KPPC-FM, 16 Octobre 1971.

« Eclipse mysterious ending tiny music » (1973)

A la toute fin de « The Dark Side of the Moon », on peut entendre un bout de musique (très très bas). Cela semble être un titre des Beatles selon certains ( I wanna hold your Hand apparemment).  On peut penser que c’était volontaire vu que toutes les versions sorties jusqu’à présent (et même la version Super Audio CD) contiennent cet extrait.

«Paul & Linda Tapes» (1973)

Les Mc Cartney’s faisaient partie des personnes interrogées pour figurer sur « The Dark Side of the Moon ».

« Empty spaces backward message » (1979)

Un message bien connu enregistré à l’envers dans Empty Spaces.

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