ATOM HEART ERA

« Pink Blues » (Gilmour, Mason, Waters, Wright/1970)  

Le groupe offrait au public, selon ses humeurs, d’un Blues basé sur l’un des essais proposés pour le film « Zabriskie Point » l’année précédente. Cette pratique devint plus fréquente lors des tournées de 1971 et 1972, sans devenir systématique. La dernière fois qu’ils exécutèrent un tel titre eut lieu lors fameux concert final de la  tournée « In the Flesh » en 1977. 

En l’occurence, il s’agissait d’essayer de calmer le public après un concert houleux. De façon anecdotique, le line-up du Floyd changea sur ce morceau puisque Gilmour avait déserté la scène et laissa la guitare lead à White !

Mason :

« On le joue quand on en a envie. Le faire de façon récurrente n’aurait pas de sens ».

« Pink Floyd », Jean-Marie Leduc, 1973

Ron Geesin :

« Des producteurs de ce film paramédical cherchaient désespérement quelqu’un susceptible de leur écrire une musique adéquate. Ils sont entrés en contact avec Tony Gerdner, qui a alerté John Peel. Celui-ci m’a téléphoné, car il savait ce que je faisais, à mes moments perdus, des publicités et des documentaires. J’ai compris qu’il voulait des morceaux d’atmoqphères. J’ai tout de suite pensé àRoger Waters avec qui j’avais joué au golf. Roger a écrit quatre titres et j’ai fait le reste. Give Birth to a Smile est un morceau où figure tous les membres de Pink Floyd. Ils se sont pointés aux studios Island pour nous aider et je me suis mis au piano. Dans la première partie de la chanson, il y avait la présence de chanteuses que Roger utilisait pour la première fois ici. La seconde moitié du titre consiste à faire passer le chant des choeurs devant sur les refrains. L’orchestration du titre est standard : Guitare, batterie, basse et claviers. Ce n’est pas l’instrumentation acoustique des autres chansons. Give Birth to a Smile est une excellente façon de terminer l’album. C’est une chanson magnifique, pleine de vie ».

Just another Twelve Bar Blues (non-crédité/1970)   

Il subsiste quelques problèmes concernant le statut de ce morceau. Pour certains, il s’agit d’une improvisation blues dont le groupe était coutumier en concert à cette époque ; pour d’autres il s’agit de la section centrale de Biding my Time (renforcé en cela par le fait qu’un extrait seulement a été enregistré).  

La première explication est douteuse car le Floyd joua déjà un Blues identifiable lors de ce concert. De plus, si Just another Twelve Bar Blues était une reprise, sa structure diffère tout de même radicalement de l’original.

La deuxième hypothèse peut également être rejetée du fait de l’instrumentation typique de Biding my Time (Trombone, trompette et xylophone). Enfin, il semble que la dernière fois où le groupe joua Biding my Time fut le 24 janvier 1970 à Paris.

L’hypothèse la plus vraisemblable est qu’il s’agit d’un titre inédit fondée sur une improvisation fondée sur la trame de Biding … 

Après tout la ligne de basse de Embryo (1969) fut bien reprise sur Moondhead (1969), Corrosion (1970) puis enregistré au sein du break de Money (1973) !

La présence d’un titre inédit pourrait découler du fait que le groupe chercha à commercialiser ce concert (ce qui fut rendu in fine impossible à cause des problèmes de micro qui parcourt le concert). 

Le groupe répétait à l'envi dans les media qu'il était en effet mécontent de la partie live de « Ummagumma », peut-être cherchait-il à « corriger le tir ». 

Il apparaîtrait donc logique de présenter à cette occasion un titre inédit comme sur le double de 1969 qui offrait Careful with that Axe, Eugène. Un acetate fut d’ailleurs pressé à l’issu de ce concert.

Corrosion (Gilmour, Mason, Waters, Wright/1970)  

Il s’agit s’un instrumental que le groupe a joué de temps en temps en 1970 et 1971. Il l’utilisait parfois pour introduire le titre The Embryo. Le titre du morceau fut donné par les bootlegers. 

Néanmoins, une version quasi-officielle fut jouée (avec quelques variations néanmoins) lors d’une émission spéciale consacrée à Roland Petit en 1970 le 14 décembre 1970. La dernière fois qu’il fut joué date du concert du 7 février 1971 au Royal Albert Hall.

Atom Heart Mother (Reprise) (Gilmour, Mason, Waters, Wright, Geesin/1970)  

Rarement joué par le groupe, cet instrumental représentait une variation du morceau-titre. Il était joué en tant que rappel, notamment lors du concert du 22 décembre 1970. 

En 2008, lors du concert « Atom Heart Mother » donné par Ron Geesin et David Gilmour le 15 juin ce rappel a justement été rejoué!

No one tells me anything around here (non-crédité/1970) 

Une chanson inédite datant des sessions d’enregistrement de « Atom Heart Mother » développée pendant la séance du 13 Juin 1970. Trois prises ont été faites pour un total d’une demi-heure.

Give Birth to a Smile (Waters/1970) Alternate Soundtrack version

Bien que sorti sur le premier album solo de Waters, on peut légitimement considérer ce titre comme un morceau du Floyd. La version film diffère beaucoup de celle de l’album.

RarePinkFloyd • Design by RmF • January 2019