WISH YOU ERA

The Final Cut (Waters/1974)

Selon James Guthrie, ce morceau fut écrit lors des sessions d'enregistrement de « The Dark side of the Moon ». Waters ressortira cette maquette lors de l'enregistrement de « The Final Cut », dix ans plus tard.

Glass Wine (Gilmour, Waters, Wright, Mason/1973)

Glass Wine représente un des seuls extraits viables qui ont survécu au projet appelé « Sound of Households Objects (Suite) ». Ce projet fut envisagé pour la première fois lors des séances d’enregistrement de « Meddle » en 1971.

Ce titre fut intégré au tout début de Shine on you crazy Diamond (part 1). Gilmour réitéra  cette expérience en live lors de sa tournée de 2006 (idée sugérée par Rick Wright).

Waters

« Depuis la fin 1973, nous avions mis sur pieds plusieurs projets de disque sans être vraiment satisfaits. Au début, nous voulions faire quelque chose de très électronique., mais cela nous parut très artificiel. Nous nous sommes mis alors à un autre disque, il était fini, et puis, nous nous sommes rendus compte qu’il n’y avait pas d’âme, que nous jouions comme des machines. Nous avons donc renoncé à le sortir et nous nous sommes remis à l’oeuvre sur autre chose».


Mason:

« I think it will happen one day, because most of the ideas we’ve tried seem to work very well so far … it’s in very random form at the moment, not in pieces. There are things like 16 tracks of glasses turned to a scale across the 16-track: it can be played across the faders, but what it really needs is each one going through a VCS3 or something, and then coming to a keyboard. I suppose really it’s a very, very, very crude mellotron. There’s a whole load of things we’ve done – some of them just down as sounds that work, others as bass lines»

« A pre-season report on Pink Floyd», Sounds, 17 August 1974.


Mason :

« Nous étions tous motivés par cela. C’était le problème. Si seulement deux d’entre nous avait eu les couilles de dire : «rien à foutre de ceci, essayons de travailler sur un véritable disque». Ce fut une formidable perte de temps (…) »

« Pink Floyd: We made a bass guitar out of rubber bands. It was a fantastically fruitless exercise », The Sun, Septembre 2011.

The Hard Way (Gilmour, Waters, Wright, Mason/1971-1973)

Un des trois titres de « Sound of Households Objects (Suite) » qui cherchait à creuser le sillon de la musique concrète abordé par le groupe dès 1967. Seul trois titres furent achevés dont The Hard Way qui fut le morceau qui sera le plus abouti.

Gilmour:

« On a été jusqu’à fabriquer des instruments avec des élastiques qu’on attachait en se servant d’un briquet pour le pont, comme sur une guitare. A l’autre bout, il y avait une suite d’allumettes qui permettait de régler les tonalités. Ca faisait une basse pas mal. On se servait des bombes aérosols et de gros rouleaux de scotch qu’on tirait violemment. Selon la longueur, ça donnait un son différent… En gros, on a réussi à faire fonctionner trois ou quatre morceaux, mais il y a un moment où il a fallu abandonner. C’était vraiment très, très difficile d’en faire de la vraie musique ».


Waters

« Nous avons passé beaucoup de temps avant de commencer l’enregistrement [de Shine on ...]. Nous avons travaillé sur le projet «Sounds Of Household Objects» que nous n’avons jamais fini. L’idée était toujours de créer une pièce continue de musique qui était parcouru d’atmosphères différentes et c’est ainsi que l’album a été conçu. Rick était celui qui a sorti tout le projet de terre en jouant cette note au début ».

« Le Dadaïsme » Soundtrack (Waters/1974)

Un des documentaires réalisés par Adrian Maben pour lequel Roger fournira une bande-son.


« Le Surréalisme » Soundtrack (Mason, Waters/1974)

Un des documentaires réalisés par Adrian Maben. Travail réalisé en quelques heures seulement.


« L’Art et la Machine » Soundtrack (Geesin, Waters/1974)

Un des documentaires réalisés par Adrian Maben. La deuxième collaboration entre Geesin et Waters.

How do you feel ? (Waters/1974)

Morceau écrit en réaction de la promotion de la campagne Gini. Le thème de l’homme qui vend son âme dans le désert a été illustré dans le packaging de l’album « Wish you were here ». Evoqué par le bassiste lors d’une interview de 1976 à « Rock & Folk ».

Waters:

« Au début, c'était comme si nous avions gagné un prix, ils voulaient nous donner 50 000 livres pour des photos. Super, fantastique ! Ce n'est qu'après que je me suis dit : A-t'on vraiment besoin de faire ça ? » 

« Street Life », Rock & Folk, 1976.


Waters:

« Je rentrais chez moi en avion du Maroc et je me sentais très mal alors j'ai écrit le commencement du texte: "Je vendais mon âme dans le désert", et le refrain, c'est: "Comment te sens-tu, prenant les morceaux de mon âme ? Comment, comment te sens-tu ? Tu te sens riche ? Tu te sens pauvre ? Tu sens que ton temps est employé comment il faut ? Comment, comment te sens-tu ?" Ça, c'est le premier couplet. Et puis: "les liens sont des actes de complicité/ Brisent les illusions enfantines/ Comment, comment te sens-tu ?"

Non, je me suis gouré, dans le premier couplet, j'aurais dû dire: "Tu te sens bien, tu te sens pas bien, est-ce que tu sens que tu t'es fait avoir ?"

Et puis, dans le troisième, il s'agit de la nuit et de la peur: "Je me tenais serré par une nuit mauvais, à moitié dans le noir, à moitié dans la lumière. Comment, comment te sens-tu ? Tu te sens en sûreté, tu te sens blessé, comment, comment te sens-tu ? » ».

« Spécial Pink Floyd », Rock & Folk (Hors Série), March 1994.

« I was selling my soul in the desert,

How do you feel?

Taking my pieces of silver

How do you feel?

Do you feel good, do you feel grown?

Do you think you could make it alone?

How, how, do you feel?

It goes on, something about

Acts of collusion.


We advertise acts of collusion.

Shatter the childhood illusion.

Do you feel rich, do you feel ??????.

At home ? ... »

Les paroles telles que Waters les a publiés dans « In the Pink (Not a hunting memoir)»

Wish you were here (Grapelli Version) (Waters, Gilmour/1975) 

Gilmour eut l’idée d’utiliser la présence de Grapelli aux studios Abbey Road pour ajouter une partie instrumentale à la fin du morceau. Néanmoins, Gilmour expliqua qu’ils ont finalement choisi de noyer la partie du violoniste dans le mixage. Néanmoins une bande-témoin fut enregistrée avec le français et conservée dans les archives.

Waters

« (…) Stephane Grapelli était à côté lorsque nous faisions Wish you were here. Dave a suggéré que nous pourrions rajouter un bout de country à la fin de celle-ci ou que nous pourrions au moins essayer de le faire. Or, Stephane Grappelli était à côté, dans le studio numéro 1, en train de faire un album avec Yehudi Menuhin. Il y avait un australien qui était toujours derrière Grappeli que nous avions rencontré sur une tournée, alors on a pensé qu’on pouvait obtenir la participation de Grappeli. Donc, ils l’ont fait venir, après avoir longtemps discuté à propos de son cachet. Étant un vieux pro, il a essayé de nous avoir, et cela a créé une certaine tension. Mais, c’était merveilleux de l’avoir et qu’il ait joué sur ce morceau».


Mason :

«Ca, c’est juste fantastique, j’ai eu peur que cela fut perdu. La chose incroyable est que Yehudi Menuhin est aussi là au même moment, mais il n’a jamais voulu venir jouer car il ne se sentait pas d’improviser ».

« Pink Floyd announce Massive reissue Project », Rolling Stone, Mai 2011.

Raving & Drooling (Waters/1974) 

Ce morceau, également connu sous Raving & Drooling I feel on his neck and screaming est une pré-version de Sheep jouée lors de la tournée d’été en France au mois de Juin 1974. Elle fut d’abord enregistrée sous cette forme au début des sessions d’ « Animals » comme le bootleg « From Abbey Road to Brittania Row » le montre.

Waters:

« A un moment donné, au milieu de l’enregistrement, cela a semblé la bonne façon de lier tout cela ensemble. Cela m’a amené à ré-écrire les paroles de Sheep/Raving & Drooling, et le transformer en Sheep car Raving & Drooling était juste un autre hurlement, mais c’était un cris d’abus assez incohérent alors que Pigs en était un très bon ».

Bitter Love (Waters/1974)

Morceau a priori écrit en vue du spot TV de la marque Gini. Quelquefois, on a vu des extraits dans certaines saga consacrées au groupe (notamment celle de « Culture Rock » sur M6 en 1994). Il s’agit en réalité d’un spot tourné en 1978 dans un désert avec une musique très planante mais qui n’est pas du Floyd ! Il semble qu’il ne s’agisse que d’un mythe urbain ou tout au moins un autre titre donné au morceau How do you feel ?

Interviewer : « (…) En particulier, vous souvenez-vous de quelque chose à propos de la rumeur qui consiste à affirmer que des chansons telles que Bitter Love ou How do you feel? auraient été écrites et/ou enregistrées pour accompagner ou pour protester contre la campagne de publicité Gini ? ».

Venetta Fields: « Je ne sais rien à propos de cela »

« An interview with Venetta», Fleeting Glimpse WebSite, Mars 2004.

You’ve got to be Crazy (Gilmour, Waters/1974)

Préversion de Dogs, également intitulé You gotta be crazy. Ce morceau ne fut pas joué pour le « Gini French Tour 1974 » mais lors de la tournée suivante, la bien-nommée «British Winter Tour». Cela semble indiquer que ce titre fut écrit plus tard que le Raving & Drooling de Waters.

Gilmour :

« Once in a while I would find something uncomfortable to sing. The first lot Roger wrote for "Dogs" when it was called "You Gotta Be Crazy", were just too many words to sing. ... "Dogs" had so many words, I physically couldn't get them in. [We] just cut out two-thirds of his words, to make it possible rather than impossible ».

« Rock Compact Disc magazine, Issue 3 », September 1992.  


Gilmour :

« Plus d’une fois, je trouvais que c’était difficile à chanter. La première partie que Roger a écrit pour Dogs lorsqu’elle s’appelait You gotta be Crazy avait juste trop de mots à chanter … Dogs avait aussi plusieurs mots, je pouvais physiquement pas le tenir. Nous avons coupé deux tiers de ses mots pour rendre cela possible»

« Rock Compact Disc magazine, Issue 3 », Septembre 1992.

Squire of Roydon (non-crédité/1975)

Il s’agit d’un titre que l’on retrouve plusieurs fois sur les sessions sheets des séances d’enregistrement de « Wish you were here » (parfois orthographié : Squire of Royden). On ne sait pas s’il s’agit d’un morceau à part entière ou plus simplement de la partie «radio» située avant l’entrée de la chanson Wish you were here. Le titre (sans doute totalement fantaisiste conformément à l’habitude du groupe) ne donnant que peu d’indices. Il semble en fait qu'il s'agisse du titre de la maquette de Wish you were here.

Flight from Reality (Waters/1975)

Un morceau écrit par Waters qui le qualifia de « très étrange ». Une partie de ce travail s’est retrouvé dans l’album « The Pros & Cons of Hitch-Hiking » sans que l’on sache précisément laquelle!


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