THE PIPER ERA

Snowing #1 (Barrett/1967) 

Ce court instrumental sera ajouté plus tard à l’intérieur du titre Mathilda Mother lors de la session du 21-22.02.1967 Abbey Road Studios, Londres, Angleterre .

Snowing #2 (Barrett/1967) 

Barrett écrivit des premières paroles sur cet instrumental en s’inspirant directement  du livre de Hilaire BELLOC « Cautionary Tales » mais Syd ne reçut jamais l’autorisation d’utiliser ces paroles de l’auteur. Sorti sur « The Piper at the Gates of Dawn » 40th Anniversary Boxset.

Stoolfix (non-crédité/1967) 

Titre donnée dans un article de « Rock & Folk » (numéro 18) à un morceau que le groupe aurait enregistré. Il est tout à fait possible qu’il s’agisse d’un mauvaise transcription.

Boon Tune (Barrett/1967) 

Chanson que Joe Boyd a demandé à Barrett pour un groupe appelé The Purple Gang qu’il manageait à cette époque. Ce morceau devait être le successeur de leur hit mineur Granny take a Trip. Le manager perdit la maquette réalisée par le leader du Floyd et pour une raison ou une autre, ce titre ne fut jamais proposé au groupe. Barrett la travailla un peu plus tard pour servir de base au titre Here I go.

Joe Boyd :

« Je recherchais le single qui ferais suite à Granny take a Trip pour le Purple’s Gang. J’ai alors demandé à Syd de me donner une bande de ses chansons. 

Il y avait quelques titres mélodiques, vraiment belles ; un de ceux-là était Boom Tune que le groupe voulait vraiment faire. Mais cela ne se fera jamais et j’ai perdu la cassette ! ».


Joe Boyd :

« (...) I still mourned the long-lost reel-to-reel demo of five songs Syd gave me in January 1967, songs that didn't work for the group and that he thought I might hase some use for. 

I vividly recall one in particular called Boon Tune; it resurfaced five years on Madcap Laughs as Here I go, with Syd's voice a shadow of what it had once been »

« Lift Off: Syd Barrett, Pink Floyd and the London Underground », Pink Floyd - Their Mortal Remains, 2017.

Purple Gang en 1967 devant la célèbre boutique londonienne.

Interstellar Overdrive (Barrett, Waters, Wright, Mason/1967)

Cette version étendue a été enregistré le 11 Janvier 1967 aux Sound Techniques Studios pour être utilisée dans le film « Tonight, let’s all make love in London »

John wood :

« Je me souviens que nous avons fait Interstellar Overdrive (…) Je pense que cela a été utilisé pour le film. Peter Whitehead vint les filmer ».


Joe Boyd :

« Ils l’ont enregistré live je crois. Je ne me souviens plus du nombre de prises mais je pense qu’il y en a eu plusieurs au moins pour Interstellar Overdrive » 


F.Jouffa : « Vous souvenez-vous de cette version très longue (…) pour votre premier film ? » 

Gilmour : « Je n’ai jamais vu ce film. C’était avant que j’arrive, en 67. Demandez à Nick, il doit savoir »

Mason : « Je ne sais pas, je n’arrive pas à m’en souvenir ».

Gilmour : « N’était-ce pas une version live (…) ? »

Mason : « Non, ca c’était « San Francisco » »

« Radio Libre à Pink Floyd », Europe 1, Mai 1982

Nick’s Boogie (Barrett, Mason, Waters, Wright/1967) 

Improvisation basée sur une rythmique hypnotique de Mason jouée aux maillets que l’on retrouva sur l’album « Tonight, let’s all make love in London »

Le Floyd aux Sound Techniques Studios le 10 Janvier 1967

Joe Boyd :

« Pendant que nous étions en train de négocier le contrat avec EMI, ils m’ont appelé pour parler du film que Peter Whitehead voulait tourner aux Studios Sound Techniques. Nous avons enregistré Interstellar Overdrive – pas la même version présente dans les archives EMI – et la séance fut filmée. J’ai peu de souvenir de Nick’s Boogie mais cela sonnait vaguement familier ».


Colin Miles :

« Je ne suis pas sûr que Peter se souvienne mieux de ces sessions. J’ai le document original des studios Sound Techniques qui décrit ces enregistrements. C’est daté du 10.02.1967 et à le numéro de Job : 67-359. La boîte des bandes donne le titre de ces enregistrements ».


Whitehead :

« Ils ont fait Interstellar Overdrive en une prise et n’ont pas voulu en faire une seconde. Comme j’avais réservé et payé le studio pour deux heures, ils ont accepté de faire une improvisation pour le fun et cela a donné la chanson Nick’s Boogie, ainsi nommée car c’est Mason qui avait lancé le morceau et en avait défini l’atmosphère. C’était de l’improvisation pure, juste pour moi, pour combler le temps. 

J’ai dit que j’aimais bien et qu’il se pourrait que je l’utilise. Ce fut donc inclus dans le contrat. Bien sûr, on ne l’a pas utilisée jusqu’à ce que je sorte la vidéo « Pink Floyd London 1966-67 ».

« Lost in the Woods », Julian Palacios.

« Syd Barrett's Demos » (Barrett/1967) 

Lorsque le groupe entra en studio le 29 janvier, Barrett présenta une maquette acoustique de 6 chansons comportant notamment Arnold Layne, Let's Roll Another One et Boon Tune.

Waters :

« Syd écrivait beaucoup de chansons. Joe Boyd les écouta et nous entrâmes en studio pour en enregistrer quelques-unes. John Wood fit un excellent travail et il en sortit notre premier single : Arnold Layne ».

« Dark Globe », Julian Palacios.


Mason :

« Nous ne voulions pas que Arnold Layne soit notre premier single. On nous a demandé d'enregistrer 6 titres et de choisir les deux meilleurs puis de trouver une compagnie qui les accepte. Et c'est tout ».

« Dark Globe », Julian Palacios.

« Instrumental » (non-crédité/1967) 

Le groupe répète le 22 janvier pour essayer d’écrire quelques nouveaux titres avant de rentrer en studio le lendemain. Rien de bien concret en sortira. Reste cet instrumental typique des improvisations du Floyd de cette époque.

Matilda Mother (Barrett/1967) 

Outtake sorti sur le coffret collector de « The Piper at the Gates of Dawn ».

Arnold Layne (Barrett/1967) 

Une rumeur affirme qu’une première version d’Arnold Layne aurait été enregistré lors de la célèbre séance du 11 Janvier 1967 captée dans le film « Tonight, let’s all make Love in London  ».

Colin Miles : 

« Peter [WhiteHead] n’a jamais filmé Arnold Layne. Ce titre à cette époque est simplement enregistré sous le titre « Film Tracks » ».

Waters :

« Je me souviens du concert « Games for May » que nous avons donné en mai 1967 au Queen Elisabeth Hall. Je travaillais dans ce sous-sol miteux, froid et humide proche de Harrow Road, avec un vieil enregistreur Ferrograph. Je me souviens avoir été assis là-bas, enregistrant des sons de cymbales pour le concert – plus tard, cela devint le début de A Saucerful of Secrets ».

« La face cachée de Roger Waters», Chris Salewicz, Septembre 1992.

Flame (Barrett/1967) 

Préversion de la chanson Flaming

Astronomy Dominé (Barrett/1967) 

Outtake diffusé par la BBC en 1967 lors d'une interview du manager Peter Jenner.

(She was a) Millionaire (Barrett/1967) 

Ce morceau fit l’objet de trois prises lors des séances d’enregistrement de « The Piper at the Gates of Dawn » le 18 Avril 1967. 

Barrett a également tenté de l’enregistrer pour son deuxième album solo le 07.06.1970 mais cela n’a abouti à rien. Toutefois, il reprendra certains éléments dans le titre Opel avec l’aide de Gilmour et Wright. Jenner et King l'ont envisagé comme une face B potentielle. Ce titre fondée sur une partie de valse raconte l'histoire d'une millionnaire oisive.

In the Beechwood (Barrett/1967) 

Morceau écrit juste après See Emily play. Le groupe l’a développé sans Barrett lors des séances de Vegetable Man et de Scream thy last Scream (le 20 octobre 1967) puis lors d’une séance du 05 Mai 1968 où elle fut définitivement enregistrée. Cette session s'est poursuivi par une session jam de plus de 10'. On ne sait pas s'il s'agit d'un travail à part ou d'une "extension" de ce morceau. Ce morceau a été diffusé par Mason dans une émission radio datant de Mars 1969. Il est enfin disponible en haute qualité sur le coffret « Pink floyd early Years … ».

Tape Ending (Wright/1967) 

Final écrit par Wright à partir de bandes pré-enregistrées. Certains extraits ont été réutilisé pour la tournée « The Man & the journey ».

Tape Bubbles (Barrett/1967) 

Pas d’informations sur ce titre listé dans les archives de EMI. Il ’agit de la bande enregistrée par Wright en vue du concert du 14 Mai 1967

Tape Dawn (Waters/1967) 

Ce morceau est un collage sonore de cymbale qui donnera plus tard la partie Something Else de A Saucerful of Secrets.

Games for May (Barrett/1967) 

C’est une préversion de See Emily play, joué pour la première fois lors du concert-spectacle de Mai 1967.

Bicycle (Barrett/1967) 

Essai de musique concrète (à l’instar de Work conçu plus tard) pendant lequel le groupe joua avec un vélo. A ne pas confondre avec The Bike Song qui n’est qu’une préversion de Bike. Barrett reprendra cette idée lors d’une de ses séances d’enregistrement en solo, le 23 Avril1969. En retravaillant sur Rhamadan, un morceau expérimental de 18 minutes de Barrett mis sur bande le 14 Mai 1968, il ressortit cet enregistrement fait sur un magnéto portable (effectué en s’asseyant sur la mobylette d’un ami). Devant la qualité médiocre de cette bande, il a finalement enlevé cette partie.

Wondering and Dreaming (Barrett/1967) 

Ce court instrumental a été ajouté à l’intérieur du titre Mathilda Mother lors de la session du 21-22.02.1967 Abbey Road Studios, Londres, Angleterre. Le texte original de la stance « Ooh Aah Mother … »  s’intitulait d’ailleurs « Wondering and Dreaming » …

Sunshine (Barrett, Mason, Waters, Wright/1967) 

Ce court instrumental enregistré le 29 juin 1967 a été finalement ajouté à l’intérieur du titre Mathilda Mother lors de la session du 21-22.02.1967 Abbey Road Studios, Londres, Angleterre.

Bike (Barrett/1967

Une version avec des paroles différentes a été produite sur un acetate que Nick Mason possèderait encore.

Scream thy last Scream (Barrett/1967) 

Poussé à écrire de nouveaux morceaux en vue du prochain LP, le groupe se met à répéter quatre nouveaux morceaux dont les trois premiers sont des compositions de Barrett: Jugband Blues, Scream thy last Scream (également intitulé Old Woman with a Casket), Vegetable Man et Paintbox. Waters s’opposera néanmoins à ce que ces morceaux figurent sur le nouvel album de Pink Floyd. Le groupe reviendra sur ces titres début 1968 alors qu’ils manquaient de matériel nouveau à enregistrer. C'est pour cette raison que l'on dispose de plusieurs mixages de ce titre. C’est aussi un des quatre morceaux du groupe où Mason figure aux lead vocals.

Interviewer : « (…) Sur Scream Thy Last Scream, on entend deux voix sur le refrain. On raconte que c’est vous qui chantez avec Syd… Est-ce vrai ? »

Mason : « C’était Syd et moi, oui. Je devais faire les couplets et Syd, les refrains je crois ».

Interviewer : « Pourquoi chantez-vous sur cette chanson ? Vous ne chantez jamais d’ordinaire, à part sur One Of These Days … »

Mason : « Ça s’est fait comme ça, on enregistrait un après-midi en studio. Mais c’est intéressant d’en parler, parce que cette chanson n’est jamais sortie officiellement ».

Interviewer : « Un jour peut-être ? »

Mason : « … Peut-être… Ce n’est pas encore en projet, mais peut-être un jour… »

« Speak to me »,  Dumbangel & Arnold, 12 juillet 2006.

Pour répondre à Mason, on peut noter que le groupe l'a envisagé pour la compilation « Master of Rock» en 1974. En ce sens, Peter Jenner avait d'ailleurs réalisé des mixages stereo de ce titre, ainsi que de Vegetable Man, afin d'offrir aux fans du matériel inédit. L'inclusion de ces deux titres avait ensuite été envisagé par Malcom Jones pour la compilation « Opel » en 1988. Dans les deux cas, le groupe a mis son véto. Après l’échec de la compilation par Peter Jenner, celui-ci a volontairement laissé fuité ces titres en les communiquant notamment à des radios pirates. Il semble que la première diffusion ait eu lieu dès 1975, dans une des émissions de Mr. Sparrow sur Radio Londres.

A noter que le célèbre biographe Rob Chapman a révèlé qu'un film promotionnel dirigé par Spike Hawkins fut réalisé mais perdu (cf. Pink Floyd : on videos and films (1964 - 1967)).

Il existe une certaine confusion sur le nombre de versions de ce titre inédit. Il semble (mais cela reste à vérifier) qu'il existe quatre versions différentes selon les auteurs de « Embryo - A Pink Floyd Chronology » : Scream thy Last Scream - Proposed final mix 4:28; Scream thy Last Scream - Stereo Outtake 4:35; Scream thy Last Scream - Finished mono mix mono master tape version 4:37; Scream thy Last Scream - Studio master recording 4:38; Scream thy Last Scream - A longest version 4:43.

Vegetable Man (Barrett/1967) 

Morceau écrit par Syd dans l’appartement de Peter Jenner, apparemment suite à une réflexion d’un journaliste lors d’une interview.

interviewer: « Si vous vous arrêtiez de penser totalement, vous pourriez bien devenir un légume [En anglais : "Vegetable"] ».

Barrett : « Ouaiiiis. Je commence à penser un peu moins maintenant. Cela va mieux »

« Interview with Pink Floyd », Go Magazine, Août 1967.


Peter Jenner

« Syd wrote it in my flat. He was there prior to going to the studio. It was like « Hey, we’ve got a sessions booked, so we’ve got to have a song », so he wrote that. It was a description of himself. Maybe you could see it as a call for help ». 

« Scream thy last scream », Uncut, November 2016.


Mason

« I should think we heard the song in the studio and played it almost immediately ». 

« Scream thy last scream », Uncut, November 2016. 


Andrew King

« Syd had an incredible sense of humour even in his darkest moments. Everyone really wanted VEgetable Man to be a commercially feasible track – you can hear everybody under the sun singing in the chorus at the end. But nothing happened. It just disappeared into the archives ». 

« Scream thy last scream », Uncut, November 2016.

Il y a trois versions de ce titre : deux sont à des vitesse différentes. La dernière est un instrumental avec des effets mis dessus. Jenner voulait la sortir sur l’album « Opel » mais le groupe s’y est opposé. En 1974, le management de Pink Floyd souhaitait sortir ce titre ainsi que Scream thy last Scream comme bonus sur la compilation « Master of Rock » Jenner fit alors des mixages stereo de ce titre mais finalement l’idée fut abandonnée. Néanmoins les mix de travail qu’il a effectué sont sortis parmi les collectionneurs et notamment le célèbre Bernard White.

Interviewer: « When did you first hear Vegetable Man / Scream Thy Last Scream and how ? » 

Bernard White: « At Peter Jenner’s office in the early 70’s.  He gave me the master tape on an open reel to listen to it and said, « You can make a copy,” and I rushed out as fast as I could to get a tape and rushed back.  And when I heard the whole of the session and the twenty minutes that he had, and Vegetable Man and Scream Thy Last Scream, I was completely overwhelmed » 

Interviewer: « How did you get Vegetable Man into the public domain ? » 

Bernard White: « I gave someone the tape and then they were counterfeited.  Most of the..  nearly all the live recordings I obtained myself and then I just gave them to people and originally they would make copies of tapes and then they were bootlegged on records and now CD’s.  So I found nearly all the  most of the recordings are what I got in my relentless search for Syd Barrett memorabilia and so forth » 

« Interview w/. Bernard White by Grimble Gromble », VegetableFriends group, 2003.

Untitled (non-crédité/1967) 

Morceau développé lors des séances d’enregistrement du mois de novembre 1967 aux studios EMI.

Reaction in G (non-crédité/1966)  

Cet instrumental est censé être une « réaction » (en Sol) au public écossais qui n’arrêtait pas de demander See Emily play. Une version enregistrée le 25.09.1967 a été diffusée par la BBC dans le cadre d’une de ses émissions. Le 26.04.1969 l’émission allemande « Beat Club » l’a rediffusé avec une très bonne qualité.

Une photo du concert du 13 Novembre 1967 au cours duquel fut joué ce titre.

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